mercredi 30 novembre 2011

L’islam en ligne de mire

L’islam en ligne de mire 
Multiculturalisme
L’échec du « multiculturalisme » diagnostiqué par les dirigeants allemand et britannique, puis jeudi par le président français Nicolas Sarkozy, témoigne surtout de leur inconfort face à la place de l’islam dans la société, dans un contexte de poussée de l’extrême droite. « On est dans une optique de défiance civilisationnelle envers le monde arabo-musulman », observe le politologue Jean-Yves Camus, à propos des prises de position coup sur coup des trois dirigeants conservateurs. Si dans les trois pays, les modèles d’intégration diffèrent, « le dénominateur commun, c’est une immigration extra-européenne et musulmane », souligne le chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques. Maghreb et Afrique de l’ouest pour la France, Turquie pour l’Allemagne, sous-continent indien pour la Grande-Bretagne. Dernier en date à fustiger le « multiculturalisme », le président français Nicolas Sarkozy, a estimé « normal » qu’il y ait des mosquées mais refusé « que l’on prie de façon ostentatoire dans la rue ». « Nous ne voulons pas (...) d’un prosélytisme religieux agressif », a-t-il dit. Il y a deux mois, la dirigeante de l’extrême droite française Marine Le Pen avait provoqué une polémique en faisant un parallèle entre les prières des musulmans dans les rues de quelques quartiers —faute de mosquées— avec l’occupation nazie. Comme les propos du premier ministre David Cameron début février, les déclarations de Nicolas Sarkozy ont fait bondir les représentants de la diversité. « La diversité de la société française, et notamment sa diversité religieuse, ne peut pas être un échec, puisque cette diversité, c’est la France elle-même », a souligné le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) dans un communiqué. « Il y a beaucoup moins de problèmes que ce qu’on veut bien dire. La France est un pays où l’identification à la Nation est beaucoup plus forte que dans d’autres pays européens », note l’historien Patrick Weil, auteur d’un livre sur les quatre piliers de la nationalité (égalité devant la loi, langue, mémoire de la Révolution, laïcité). Dans un pays où vit la plus grosse communauté musulmane d’Europe (entre 5 à 6 millions, dont 5% de pratiquants réguliers) et qui promeut l’intégration républicaine, le thème de l’islam a alimenté des échanges parfois houleux, à l’occasion d’un débat sur l’identité nationale, en 2009-2010, et de l’interdiction récente de la burqa. L’Allemagne est agitée par des débats similaires depuis la publication cet été par l’économiste Thilo Sarrazin, membre du Parti social-démocrate (SPD, opposition) d’un livre-pamphlet à succès, affirmant que le pays « s’abrutit » sous le poids des immigrés musulmans. C’est dans ce contexte qu’en octobre, la chancelière Angela Merkel, a décrété la mort du « Multikulti », en rappelant les « valeurs chrétiennes » de l’Allemagne, tout en ajoutant que « l’islam fait partie » du pays, reprenant une formule du président Christian Wulff (CDU). En Grande-Bretagne, le premier ministre David Cameron a suscité un tollé dans la communauté musulmane en liant multiculturalisme, fondement de la politique d’immigration du pays depuis des décennies, et extrémisme islamiste. Ces déclarations s’intègrent dans « une tendance générale en Europe d’une augmentation des discours très crispés sur l’immigration, à cause de la crise économique », relève la chercheuse en sociologie Agathe Voisin, qui travaille sur ces questions auprès de jeunes des banlieues parisienne et londonienne. « Au moment même où les populations du monde arabe aspirent à davantage de démocratie et prouvent que les valeurs de la démocratie sont transposables, nous expliquons en Europe à des gens qui ont choisi de vivre dans nos pays démocratiques que leur intégration pose problème », relève Jean-Yves Camus. Agence France-Presse 11/02/2011 14h35 Monsieur Sarkozy



Additifs à éviter


















Les aliments que nous consommons contiennent souvent plusieurs additifs. Ils sont notés sur l’emballage en toutes lettres ou en chiffres correspondants (numérotation Européenne). Parmi eux, certains sont d’origines animales qu’il ne faut pas consommer :
  • E120 : (colorant) Rouge de cochenille (insecte)
  • E 441, E 485, E542 : Gélatine
 Note : La gélatine est une protéine obtenue par l’action de l’eau chaude (hydrolyse) sur le collagène du tissu animal d’origine porcine ou bovine uniquement. Il n’existe pas de gélatine dite végétale.
 Attention : Ne pas confondre la « gélatine » qui est d’origine animale, avec les « agents gélifiants » qui sont d’origine végétale tels que : Guar, Caroube, Carraghénane, Amidon de maïs ou de riz.

Certains additifs peuvent être d’origine végétale ou animal. S’ils ne sont pas clairement identifiés d’origine végétale, il faut les éviter :
  • E 322 : Lécithines (sauf la lécithine de soja qui est d’origine végétale)
  • E 470 : Sels d’acides gras
  • E 471 : Mono et Di-glycérides d’acides gras
  • E 472 : Esters acétiques des Di-glycérides d’acides gras
  • E 473 : Sucro-esters d’acides gras
  • E 474 : Sucro-glycérides d’acides gras
  • E 477 : Esters du propylène- glycol d’acides gras

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